KINSALE, L'IRLANDAISE
Kinsale des couleurs si vives sur les murs...
Des contrastes osés...
Des portes flamboyantes...
Des rues ripolinées...
Des enseignes qui chantent....
Des places au soleil...
Kinsale au bord de l'eau...
Accueillant les navires...
Dans la lumière du soir...
Face aux maisons du port...
Festonnant la colline...
Kinsale des pêcheurs...
Des bateaux polychromes...
Des mouettes qui se pressent, gourmandes, sur le quai...
Des maisons de poupées...
Des jardins qui se jouent composition marine...
Des entrées dérobées dans le lierre et la mousse...
Des façades profils...
Des genêts d'or vivant...
Kinsale valonnée regardant vers la mer...
Déroulant ses couleurs entre le ciel et l'eau...
Ouvrant grand ses yeux peints...
Exposant ses façades à la lumière chaude...
Ses ruelles qui montent...
Et ses places tranquilles...
Kinsale au mémorial des tombés à la guerre...
Kinsale paisiblement...
Qui contemple la mer...
Offrant aux promeneurs la halte des bancs rouges...
Et la vue sur la rade et la ville à ses bords...
Kinsale des secrets de manoir dans les branches...
Défendus par les fleurs humides du printemps...
Ou par des murs de pierre et des portes étroites...
Kinsale, doucement, qui redescend vers l'eau...
Kinsale qu'on dirait desssinée dans l'espace...
Kinsale aux jardins clos...
Au cimetière herbeux...
Aux restaurants gourmands...
Pour dîners délicats...
De poisson frais péché et légumes nouveaux...
Puis Kinsale nocturne éclairant ses vitrines de fééries de Pâques et de lapins ailés...
Jouant de la couleur aussi bien qu'au soleil...
Invitant les frileux à se blottir au chaud...
Et les autres à sortir dans les pubs de la ville...
Copyright Muriel NAJEAN de BEVERE. Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.